Développement Personnel · novembre 2, 2021

Le semaine de 4 heures

Auteur: Tim Ferriss

Année de Publication : 2007

Édition : 2ème mise à jour et enrichie

Note : 4,5/5

Mes impressions sur le livre :

Ce livre produit l’effet d’une bombe sur celui qui le lit. Il casse les codes et toutes les idées reçues sur l’éducation, l’argent, la lecture, le travail, le voyage et la retraite. Parmi ces sujets, plusieurs sont tabous en France.

On aime bien rester volontairement ignorant de ce qui aurait pu ou pourrait être pour nous une bien meilleure alternative à une vie souvent trop répétitive, faite d’un train-train où on ne se sent pas évoluer…

Ce livre est une introduction à un autre mode de pensée qui aide de manière pratique et intelligente à s’orienter vers nos objectifs réels. Ceux que nous avons trop longtemps mis de côté en se laissant écraser par le poids de la vie.

Le seul bémol: il est assez désorganisé et l’auteur balance beaucoup de concepts à la mitraillette. Un peu plus de structure aurait été bienvenu.

Introduction

La Semaine de 4 heures a d’abord été refusé par 26 maisons d’édition… La dernière lui a même certifié qu’il ne deviendrait jamais un bestseller jusqu’à ce qu’un jour il reçoive LE coup de fil du New York Times.

Les périodes de ralentissement économique sont propices car beaucoup de choses sont bradées (campagnes de pub, talents, infrastructures, etc.) et cela permet de créer des opportunités pour une potentielle entreprise.
Créer son entreprise en temps de crise (surtout sur internet) ne représente pas un grand risque on n’a rien à perdre si ce n’est du temps MAIS on y gagne de l’expérience et on apprend de nouvelles choses.
Se contenter de pleurnicher, rester sceptique et critiquer ne fait rien avancer du tout. Passivité ≠ Proactivité.

Il faut remplacer l’expression «mode de vie» par «art de vivre» dans notre vocabulaire:

Pour lancer son business, on n’a pas besoin:
– D’être jeune, célibataire et d’avoir beaucoup de temps
– De voyager
– D’être né riche
– D’être diplômé d’une grande école

L’auteur introduit le concept de Nouveau Bienheureux (NB) similaire à celui de Rebelle Intelligent chez Olivier Roland. Ils différencient bien ce qu’ils font de leur temps de ce qu’ils font pour gagner de l’argent. Ils préparent dès aujourd’hui leur «art de vivre» avec deux ingrédients clés: mobilité et technologie.

Il s’est posé 3 questions controversées sur la retraite et le travail qui l’ont amené dans une direction nouvelle: tout comme la méthode Zettelkasten nous pousse à nous poser des questions a contrario (au sein des notes) pour nous faire penser et évoluer dans plusieurs directions.

Le but est de se réinventer en 4 règles:

  1. Découvrir les nouvelles règles du jeu pour devenir un NB en maîtrisant un nouveau vocabulaire
  2. Faire le ménage: dans notre temps par l’ignorance sélective
  3. Installer le pilote automatique
  4. Briser les chaînes du lieu unique grâce à la technologie

Les concepts importants

Définir les nouvelles règles du jeu

Les richissimes qui ne savent pas quoi faire de leur argent et ne peuvent rien apprécier en conséquence sont des mort-vivants. À éviter…

Nouveaux bienheureux (NB) ≠ Remetteurs à demain (RD qui n’ont pas vécu)

Les NB ont une philosophie de vie toute autre et une autre manière de formuler les concepts: plus positive et précise. Un RD répète bêtement des clichés sans les comprendre et voir plus loin.

Tout est donc question de reformulation. Par exemple:

  • «Travailler pour soi» (RD) au lieu de «des gens travaillent pour moi» (NB)
  • «Avoir plus» (RD) ≠ «avoir plus est bien MAIS c’est un bonus» Quel est plutôt le but de notre vie ? Apportons-nous quelque chose à ce monde ? (NB)

Être riche financièrement n’a rien à voir avec le fait de vivre comme un millionnaire car il faut prendre en compte les facteurs « liberté » et « choix« . Une somme d’argent gagnée avec beaucoup d’heures de travail peut avoir moins de valeur qu’une moins grande somme gagnée en étant libre et en travaillant moins.

Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison (Coluche)

Il y a des règles comme ça qui sont universelles. On pourrait le formuler de beaucoup de manières. Personnellement, je dirais que si vous voyez la majorité des gens penser et agir d’une certaine manière instinctivement et sans réfléchir, il y a des risques qu’ils soient dans l’erreur. Il n’est pas question ici des choses essentielles de la vie communes à tous mais de la mentalité et du modus operandi des gens au quotidien.

Eux, ils sont du monde, c’est pourquoi ils parlent suivant le monde, et le monde les écoute.

Première Épitre de Jean chapitre 4 verset 5

La retraite est une assurance contre le scénario du pire

Elle ne devrait pas être notre but final ou notre salut. On doit plutôt se focaliser sur ce que l’auteur appelle des microretraires tout au long de notre vie. C’est plus motivant… On alterne entre période professionnelle de 2 mois et 1 mois de vacances par exemple comme il l’explique dans le livre.

Essayons d’être productifs plutôt qu’occupés

C’est facile d’avoir une occupation ennuyante toute une vie en étant un simple spectateur. Être productif nous permet d’être un meilleur acteur en trouvant plus de temps pour d’autres projets qui nous tiennent à coeur.

Demandez pardon mais pas la permission

Quand on va opérer un changement de vie ou quand on a le désir de créer un projet innovant, il ne faut pas se laisser abattre par l’opposition car elle viendra toujours… Surtout de la part de nos proches.

Si on se plante, et alors ? On aura l’occasion par la suite de s’excuser et de reconnaître nos torts. L’erreur est humaine après tout. Mais si on commence par demander la permission, on risque de ne pas faire grand chose.

Capitaliser ses points forts et non passer son temps à réparer les faibles

Y a-t-il besoin de développer ? Nos points forts sont ceux qui nous prennent le moins d’effort à capitaliser. C’est eux qui vont nous permettre de sortir du lot et de réussir. Les points faibles sont un boulet qu’il faut apprendre à détacher. On ne parle pas de moralité ici mais d’entreprenariat. L’important est de savoir se focaliser sur ce qui a déjà réussi et non de s’épuiser mentalement sur ce qui ne fonctionne pas.

Le revenu relatif est plus important que le revenu absolu

Le revenu relatif est le revenu gagné en rapport avec le temps de travail par semaine ou par mois.

Le revenu absolu est simplement l’argent gagné sur une période d’une semaine ou d’un mois sans prendre aucun autre facteur en compte.

La personne qui travaille moins qu’une autre en engrangeant la même somme est plus riche. En effet, son salaire horaire est supérieur ce qui est bien plus intéressant.

Deux types de stress

  1. Eustress ou bon stress qui tend vers le développement positif de la personne.
  2. Distress ou mauvais stress qui nous affaiblit et nous fait perdre confiance en nous (critiques, blessures, etc.)

Regarder la peur en face et échapper à la paralysie

On déguise très souvent notre peur en déni optimiste: tout n’est pas si mal actuellement et ça ira mieux plus tard avec le temps et une augmentation de salaire. Ça revient au même que d’être pessimiste en disant: «ça ne marchera pas donc je ne fais rien». Aucun mouvement dans les deux cas.

Notre réussite se mesure à notre capacité à avoir des conversations difficiles ou délicates quand cela est nécessaire (on confronte au lieu d’éviter). Il faut donc s’efforcer chaque jour de faire au moins une chose qui nous fait peur afin d’avancer.

L’inaction est le plus grand de tous les risques. Il faut l’évaluer pour mieux l’affronter au quotidien par des pas progressifs vers une nouvelle vie: il faut agir.

Être irréaliste et précis

L’irréaliste est plus facile à accomplir que le réaliste. Par peur de réaliser quelque chose de plus grand, on se contente du médiocre où il y a déjà beaucoup de compétition et d’efforts à fournir: la majorité le fait déjà. L’irréaliste a un attrait important qui fait rêver et nous donne un shoot d’adrénaline capable de nous faire surmonter tous les obstacles. 

La concurrence est moindre sur les objectifs peu communs.

Faire de grandes choses, cela commence par les demander autrement. Dans le contexte d’un Nouveau Bienheureux, On ne dit plus «qu’est-ce que je veux?» mais bien «qu’est-ce qui m’enthousiasme?» Il faut repenser les questions floues ou ambiguës et redéfinir les termes: le bonheur passe par l’enthousiasme

Il faut définir clairement ce qui va remplacer notre charge de travail initiale, sinon nous allons continuer à travailler de la même manière pour combler le vide de l’incertitude. 
Par exemple: mettre indéfiniment de l’argent de côté en se frustrant… On ne sait pas pour quel motif précis on le fait.
Il faut briser la boucle.

Ne jamais accepter la phase terminale de l’ennui (opposé du bonheur) comme un status quo supportable. C’est faire un retour en arrière et viser bas. 

Pour vivre une vie inhabituelle ou hors du commun, il faut cultiver l’habitude de prendre des décisions inhabituelles. C’est ainsi qu’on arrivera plus tard à obtenir ce que l’on désire. Pourquoi ? Parce que les choses difficiles sont souvent les plus importantes.

La fin de la gestion du temps

L’auteur veut sortir du paradigme disant que l’on va arriver à de meilleurs résultats par un grand volume de travail. Il faut arrêter de vouloir gérer son temps ainsi et plutôt l’optimiser intelligemment. «J’ai beaucoup de travail, donc je m’organise mieux pour pouvoir être plus productif et espérer ma promotion» qui ne vient pas forcément… Voilà le cercle vicieux que tout Nouveau Bienheureux doit apprendre à briser.

L’efficacité pour se rapprocher de ses objectifs

Être efficace c’est de rapprocher de ses objectifs. À ne pas confondre avec la performance où on en accomplit une tâche de manière économique. La performance doit s’appliquer aux bonnes choses parce que l’importance d’une chose se mesure à ce qu’elle est et non au fait qu’on la répète en permanence.

La loi de Pareto comme catalyseur de l’efficacité

Pour trouver quelles sont les bonnes choses, on utilise la loi de Wilfried Pareto (80/20) car elle permet de déterminer les causes qui amènent à plus de résultats CAR c’est la majorité improductive qui nous frustre le plus.

80% des outputs sont produits par 20% des inputs.

Être occupé est une forme de paresse – pensée paresseuse et action aveugle.

Le manque de temps n’est rien d’autre qu’un manque de priorité.

Cette loi doit s’appliquer à tout. L’auteur l’a appliquée à toutes sortes de domaines:

  1. Publicité: 70% de dépenses diminuées et 10000€ de gagné en 8 semaines…
  2. Affiliation en ligne et partenaires : élimination de 250 affiliés. Il passe de 5-10 h par semaine à 1h/mois
  3. Production: sur 120 clients, 5 généraient 95% des recettes. Éliminer le reste !

Un autre exemple nous est donné: un artiste-musicien ayant mis le en place pour améliorer ses gains lors des téléchargements iTunes. Il a remarqué que 78% des téléchargements concernaient un seul de ses disques et que 55% des payants provenaient de 5 morceaux. On se focalise ainsi sur le contenu qui attire.

Se donner un bon coup de boost avec la loi de Parkinson

La loi de Parkinson – qui est l’inverse de la loi de Pareto – indique que la complexité (perçue) est proportionnelle au temps que nous avons devant nous pour accomplir une tâche. Plus on nous donne de temps, plus on va l’utiliser…

Avec moins de temps (une deadline de 24h par exemple), on est forcé de se focaliser sur l’essentiel et donc d’être plus efficace.


Il faut combiner Pareto avec Parkinson ainsi: on se limite à l’essentiel qui amène le plus de résultat/revenu en se créant des dates butoirs de fin de projet courtes et précises.

Deux questions importantes à se poser

Toujours se poser la question: est-ce que je m’implique dans quelque chose pour éviter de faire l’essentiel ? S’impliquer est souvent du travail insignifiant déguisé.

Quelles sont mes activités béquilles ? Celles dans lesquelles je me plonge pour éviter de faire l’essentiel.

L’auteur conseille de se limiter à 2 activités ou objectifs essentiels par jour et s’y tenir. Éventuellement y associer la loi de Parkinson avec des deadlines courtes.

La diète d’information ou comment cultiver l’ignorance sélective

Einstein a déclaré que passé un certain âge, on lit plus pour s’occuper l’esprit et qu’en conséquence on cultive des pensées paresseuses.

De nos jours, l’information est chronophage, négative et non pertinente pour nos objectifs et notre sphère d’influence. Laisser les autres vous résumer la situation actuelle depuis des mois au lieu de manger des centaines de lignes par-ci par-là…
Il est important de redécouvrir l’importance du dialogue surtout avec les experts dans un domaine car ils vous feront gagner du temps et vous donneront les clés. Se passer des avis des néophytes ou des pense-creux.

Prendre l’habitude de se demander si l’information consommée pourra être utile à quelque chose. Préférer l’information «juste-à-temps» à l’information «au cas où» qu’on a tendance à lire: on se donne l’impression qu’on va l’utiliser rapidement mais souvent ce n’est pas le cas.

Halte aux interruptions et l’art de dire «non»

L’auteur livre plusieurs stratégies pour optimiser un business et déjouer les interruptions.

L’art du groupage pour gagner du temps

On peut utiliser l’art du groupage afin de gagner du temps sur des tâches répétitives qui ne sont pas des urgences comme répondre aux mails toutes les heures au lieu de le faire 2 fois par jour à des horaires choisis.

Estimer le salaire horaire (par exemple 20€ de l’heure donne 200€ pour 10 heures de travail) que l’on fait.


En réduisant une tâche qui prend habituellement 10h par semaine à 1 fois semaine (sur 1h), on économise 9h de temps. Il faut estimer combien on pourrait perdre en ne travaillant pas autant par rapport à ces 200€:
200€ – 80€ (de perte) = 120€ de bénéfices.
Si les bénéfices sont bons, on peut espacer les groupages (passer de 1 fois par semaine à 1 fois tous les 15 jours) et inversement.

Créer un modèle «industrialisable»

Un entrepreneur doit favoriser un modèle industrialisable c’est-à-dire où il n’y a pas de goulot d’étranglement d’informations et de décision arrivant vers le patron. Il doit déléguer en faisant confiance à ses employés pour gérer les problèmes coûtant moins d’une certaine somme (100€ par exemple) à résoudre au lieu de toujours les avoir sur le dos. Souvent, faire confiance à ses employés les aidera à faire un meilleur travail. Il faut créer un cercle vertueux créé pour tout le monde.

Fonctionner par lot c’est programmer les tâches répétitives à un moment précis pour éviter de les répéter à plusieurs reprises.

Externaliser votre vie

Le Nouveau Bienheureux ne travaille pas seulement intelligemment mais il créé un système afin d’être remplacé.

Beaucoup ont fait cela en externalisant leur vie en Inde par exemple grâce à une main d’œuvre peu coûteuse, excessivement travailleuse, efficace et respectueuse (ce qui se perd en Europe et aux Etats-Unis)
Il faut le voir comme un investissement et non un coût: cela permet de se libérer pour se consacrer à des choses plus interessantes et ambitieuses.


On économise sur le long terme et on apprend progressivement en quelques semaines le management. Même un salarié peut s’y mettre dans la mesure où il ne dévoile aucune information confidentielle et où il reste discret vis-à-vis de son patron.

Une opération efficace automatisée va être encore plus efficace. Avant de déléguer à quelqu’un, il faut se demander si la tâche n’est pas superflue et ne peut être automatisée: sinon parte de temps et d’argent. La tâche à déléguer doit être gourmande en temps !
Par exemple, on filtre les e-mails par des FAQ (foires aux questions) automatiques et on redirige ensuite vers une équipe virtuelle afin d’arriver à beaucoup moins de temps de traitement de réponse par semaine.

Il est souvent avantageux d’avoir affaire à un prestataire dans un autre pays (pour un moindre coût horaire) qui travaille pendant que vous dormez: on joue avec les fuseaux horaires. Cependant, fixez un coût à la tâche et non un coût horaire car ils peuvent en abuser et se tourner les pouces.


Enfin, trois prestataires (ou une équipe) bossant sur plusieurs petites taches valent mieux qu’un prestataire qui peut tomber malade ou avoir besoin de vacances.
=> Préférer les petites équipes de minimum 3 qui assurent un mouvement permanent.

Des revenus en pilote automatique

1ère étape: choisir une niche à sa portée

Ne pas se perdre dans des calculs compliqués voire impossibles mais commencer avec ce qu’on maitrise.

Commencez petit, voyez grand : on commence par cibler localement ceux qui sont le plus susceptibles d’acheter. Ensuite on cherche des réseaux, associations, etc. avec qui on pourrait s’associer. Parmi eux, on peut s’orienter vers les magasines spécialisés et s’accrocher à un annonceur qui peut diffuser pour nous. Plus l’annonceur est fidèle, plus il publie et plus on aura d’avantages.

2ème étape: chercher des idées de produit

  • Se limiter à une phrase pour expliquer le bénéfice de votre produit. Comme l’iPod d’Apple: «1000 chansons dans votre poche»
  • Il doit coûter entre 50 et 200€ : ni trop peu ni too much. Un prix élevé est bien aussi parce qu’on vend moins, on a moins de clients donc moins de FAQ, moins de questions, de retours, etc. ET plus de marge !
  • La fabrication doit être rapide (maximum 1 mois): préférablement entre 1 et 2 semaines.
  • Une bonne FAQ bien rédigée pour éviter la surcharge de questions bébêtes et chronophages.
Comment trouver un bon produit muse ?
  1. Revendre un produit : méthode simple mais peu lucrative. Considérer les produits «back-end» et les ventes croisées.
  2. Vendre un produit sous licence. Deux parties impliquées: le «concédant» touchant un pourcentage sur chaque unité produite OU le titulaire de la licence qui prend 90-97% du bénéfice.
  3. Créer un produit : plus simple qu’on ne le croit. On peut engager une équipe d’ingénieurs qui fabriquent un prototype OU un générique sur lequel on colle une nouvelle étiquette pour le vendre. C’est la vente sous étiquette particulière. Les meilleurs produits à vendre cependant sont ceux de l’information = infoprenariat.

Il ne suffit pas d’être expert mais d’en savoir plus qu’un petit nombre de gens que l’on cible, ce qui est le cas 99% du temps.
Il faut arriver à la base de clients minimale pour atteindre un chronorêve donné ou revenu mensuel correct.

L’expert qui vendra le plus de produits est celui qui possède le plus grand nombres d’indicateurs de crédibilité, pas celui qui possède les connaissances les plus étendues.

3ème étape: microtester votre produit

C’est le principe de la lean startup. L’auteur donne diverses stratégies et astuces comme GoogleAdWords afin de tester son produit pour voir si un marché est envisageable. En amenant les gens étape par étape jusqu’à un achat sans prélèvement d’argent au dernier moment ou avec un système de pré-commande, on peut se rendre compte en le quantifiant à quel point le produit serait viable et intéressant.

Le management par l’absence

Principe de base

Beaucoup de conseils de management se contredisent quand il s’agit de l’élément humain à gérer:

  • Soit on le fait notre meilleur copain (vision bisounours)
  • Soit on lui botte les fesses voire pire…
  • SOIT on le supprime (l’élément humain) en automatisant tout et en le rendant autonome.

La troisième voie est à privilégier pour un Nouveau Bienheureux.

Notre objectif est de créer une entreprise qui nous dérange le moins possible. L’idée est donc de nous extraire des flux d’information plutôt que d’en tenir les rênes.

Je ne suis pas un péage par lequel tout doit passer. Mon rôle s’apparente à celui du policier au bord de la route qui peut entrer en action si besoin est.

L’avantage d’une telle vision est le silence. En déléguant au maximum et en ne se rendant pas indispensable, notre style de vie devient beaucoup plus agréable.

L’art de la non-décision

C’est l’art de faire en sorte que les clients aient le moins de choix possible qui leur sont présentés afin qu’ils vous dérangent le moins par la suite et ne saturent pas le service après-vente. Amazon est l’exemple parfait à suivre.


Tous les clients ne sont pas égaux dans le sens où ceux qui dépensent le plus sont généralement ceux qui se plaignent le moins. Tim donne diverses règles à suivre pour s’éviter les clients pingres et exigeants.

Au lieu d’avoir à gérer des clients à problèmes, dissuadez-les de commander.

La garantie «Qui perd gagne»

C’est une stratégie marketing basée sur l’audace.

On propose un remboursement intégral voire plus si le client n’est pas satisfait, ce qui reprensente une perte pour l’entreprise. Prise de risque ? Oui mais les gens sont généralement honnêtes et paresseux. Étendez la garantie, faites de belles promesses et les retours seront bien moindres.
Par exemple, Domino Pizza a longtemps maintenu cette promesse: «livré en 30 minutes maximum ou c’est gratuit!»

La disparition ou prendre la clé des champs

L’auteur explique par un exemple comment progressivement s’orienter exclusivement vers le télétravail afin de se garder plus de temps pour soi sans baisse de productivité. Pour cela, la clé est d’être 2 fois plus productif (voire plus encore) de chez soi.

L’approche sablier pour négocier le télétravail

  1. On teste sur une longue période le télétravail en prétextant (⚠️ mensonge) de devoir s’absenter pendant 1-2 semaines. On explique au patron qu’on ne souhaite pas moins travailler et qu’on peut même négocier le salaire à la baisse durant cette période.
  2. On travaille d’arrache-pied de chez soi afin de présenter par les suite un différentiel des performances boulot-télétravail au patron.
  3. Ensuite, il se devra d’accepter un ou deux jours par semaine de télétravail avec promesse d’être plus productif. L’ancre est jetée.
  4. Il ne reste plus qu’à légèrement diminuer sa productivité au travail et à l’augmenter à la maison pour obtenir le télétravail permanent.

Les causes perdues

Un travail qui nous rend la vie misérable est ce que l’auteur appelle une cause perdue… En vérité, plusieurs facteurs nous retiennent et nous font tolérer la misère au travail :

  • L’orgueil : dénigrer le fait de changer de carrière et de se remettre en question est de l’orgueil pur et dur. Faire le bilan de toutes ces années de travail. Étais-je heureux ?
  • La peur :
    • De ne pas pouvoir payer les factures : FAUX ! On y va progressivement à côté de son job actuel.
    • De perdre la sécu : il y a toujours d’autres options !
    • Ca va être un catastrophe pour mon CV: au contraire puisqu’on sort du lot et qu’on inspirera les recruteurs avec nos aventures puisqu’au fond ils s’ennuient profondément dans leur quotidien.

Se faire virer peut devenir un atout puisqu’il nous force (après la période de deuil) à considérer d’autres possibilités et nous donne le temps pour se bouger les fesses et construire sa nouvelle vie de Nouveau Bienheureux.

Les miniretraites

Le schéma classique c’est : j’attends plusieurs années en travaillant d’arrache-pied pour obtenir ma grosse prime et ensuite la réinvestir pour faire du profit automatisé grâce à des intérêts qui me tombent tous les mois. Enfin je prends ma retraite et me la coule douce au bord de l’eau jusqu’à la fin de mes jours.

Le schéma du Nouveau Bienheureux est tout autre et passe par la miniretraite. Qu’est-elle ?

C’est un art de vivre consistant à s’organiser des périodes de remises en question – loin de notre environnement habituel – tout au long de l’année sans perte de productivité ni d’argent puisque tout a préalablement été automatisé.
En effet, on a l’habitude de voyager en essayant de tout compresser en quelques semaines (effet Club Med), ce qui revient à voir un documentaire intéressant en accéléré.


Un vrai rythme qui chasse l’obsolète et la routine négative se prend après environ 2 à 3 mois de retraite.

L’objectif n’est pas de voir le monde à travers l’objectif d’un appareil photo mais de le vivre et de le vivre a un rythme qui lui laisse la possibilité de nous changer.

On a tendance à croire que le train de vie a l’étranger pour plusieurs mois lors d’une miniretraire sera plus coûteux que celui de chez nous… Ce n’est pas forcément vrai si on se renseigne bien, qu’on deniche de bonnes affaires (tarifs aériens imbattables, logements, etc.) et qu’on voyage léger.

On s’invente des prétextes et des peurs pour ne pas voyager ou aller vivre à l’étranger. Il suffit de le vouloir et de créer les conditions du changement.

De 3 mois avant le départ à une semaine après l’arrivée, Tim nous fait un descriptif de toutes les étapes à suivre pour bien organiser son voyage et son installation dans le pays ou la ville élue de notre cœur pour la miniretraite.

Combler le vide lors d’une miniretraite

Le «blues post-départ»

L’auteur parle du «blues post-depart» que pas mal de Nouveau Bienheureux ont apparemment quelques temps après le commencement de leur miniretraite. C’est un processus normal qui ne doit cependant pas nous submerger.

Créer du vide, c’est jouissif pendant un moment jusqu’à ce que l’oisiveté nous ennuie profondément. L’homme est ainsi fait. Rajoutons à ça l’isolement social – les interactions humaines d’avant nous manquent en comparaison – et vous commencerez à douter et avoir des questions existentielles. C’est normal puisque l’homme est un être ayant besoin de trouver du sens à sa vie.

Ces questions existentielles gênantes sont ce qu’il appelle «des comparaisons démodées dictées par les démons mêmes qui nous ont poussés à partir»… Pas mal !

Ce qu’il faut faire pour dépasser cela, c’est de ne pas douter mais de se demander si :

  • Ces questions sont bien ou mal formulées ?
  • En trouvant une réponse, elles nous poussent à agir ?

En gros, si une question existentielle est mal définie ou si elle ne permet pas d’agir, on oublie.
Ce n’est pas du nihilisme, c’est une manière simple de mettre de côté ce qui ne nous pousse pas à agir et à changer les choses.

La clé pour une vie pleine de sens

La clé de toute chose d’après lui est de toujours apprendre et de se consacrer aux autres.

  1. L’auteur donne des exemples de ce qu’il apprend en permanence lors de ses voyages : langues et compétences kinesthésiques. Ca peut varier pour chaque personne.
  2. Se consacrer aux autres fait de nous de meilleures personnes. Pas besoin de le faire à l’autre bout du monde par esprit bobo. À côté de chez nous c’est déjà pas mal ! Il nous faut trouver une «cause» et la porter fièrement pour faire la différence dans la vie des gens.
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